L’église de Saint-Avre

L’église de Saint-Avre

L’église de Saint-Avre est si­tuée au cen­tre du bourg, à proxi­mi­té de la mai­rie. Sa po­si­tion au cen­tre du rond-point lui per­met d’être un élé­ment in­con­tour­na­ble dans le pay­sage com­mu­nal.

Comme de nom­breu­ses égli­ses de mon­ta­gne, la fa­çade de l’église se ca­rac­té­rise par sa sim­pli­ci­té tant dans ses di­men­sions que dans son dé­cor. Elle est ac­ces­si­ble par un par­vis cin­tré et dis­cret de deux mar­ches. Com­po­sée d’un étage uni­que et d’une tra­vée, elle est per­cée d’une porte en anse de pa­nier à 2 van­taux sur­mon­tée d’une fe­nê­tre cin­trée avec un por­tail sans fron­ton. La porte d’en­trée au pro­fil ori­gi­nal ins­pi­ré d’un arc en anse de pa­nier pré­sente 3 pan­neaux sculp­tés aux mo­dé­na­tu­res puis­san­tes en pier­res bleues de très grande qua­li­té. Une croix de gloire sur­monte la baie cin­trée de la tri­bune.

La pre­mière men­tion de la par­oisse de Saint Avre, et de son église re­monte à 1270. De cette pé­riode il ne reste que quel­ques élé­ments ro­mans vi­si­bles à l’ex­té­rieur (re­liefs en fa­çade pré­ser­vés). Le clo­cher est aus­si d’ori­gine ro­mane.

A la fin du XVIIe siè­cle l’église est re­cons­truite sur l’em­prise de l’église ro­mane ini­tiale avec créa­tion d’un tran­sept et ins­tal­la­tion des cha­pel­les la­té­ra­les. Du dé­cor « ba­ro­que » il ne reste que des élé­ments épars : ob­jets et par­ties de re­ta­ble et une par­tie du dé­cor peint de la croi­sée du tran­sept. Le décor du chœur a dis­pa­ru sous les ba­di­geons ul­té­rieurs. Les sta­tues de saint Pierre et de saint Avre, pro­ve­nant du re­ta­ble ba­ro­que au­jourd’hui dé­mem­bré, da­tent de 1682. De cette pé­riode, sem­blent aus­si da­ter deux ta­bleaux : la Vierge et les saints et La Vierge avec saint Fran­çois de Sa­les et l’en­fant Jé­sus ter­ras­sant un dra­gon.

Le 26 jan­vier 1794 le clo­cher est dé­ca­pi­té à la suite du dé­cret d’An­toine-Louis Al­bitte.

En 1848 a lieu une  im­por­tante cam­pa­gne de tra­vaux in­té­rieurs de l’église dans un es­prit néo-clas­si­que sarde dont quel­ques élé­ments in­té­rieurs té­moi­gnent en­core.

En 1902 grâce à de gé­né­reux don­a­teurs l’église est do­tée de 4 clo­ches si­gnées Geor­ges Fran­cis­que Pac­card Fon­deur à An­ne­cy le Vieux. Du­ment bap­ti­sée cha­cune d’el­les porte un nom en re­la­tion avec ses par­rains et mar­rai­nes, ainsi en attestent les inscriptions gravées sur chacune :

  • La 1ère la plus grosse coté en­trée de l’église se ­nomme Mar­tin Ro­sa­lie
  • La 2e coté Pa­ra­dis se ­nomme Jac­ques Mar­tine
  • La 3e coté Ri­vet se nomme Za­cha­rie Ma­rie
  • La 4e coté Cui­nes se nomme Au­gus­tine Ju­lie

Les vi­traux or­nés des mo­saï­ques dé­co­ra­ti­ves par le curé Ra­voire (chœur, croi­sée du tran­sept, tri­bune) da­tent de 1912

De même que le vi­trail  de Sainte Thè­cle (tri­bune) si­gné Jean-Au­gus­tin Bes­sac ins­tal­lé à Gre­no­ble. Il est pro­ba­ble, vu leur si­mi­li­tude tech­ni­que et sty­lis­ti­que, que les au­tres vi­traux pro­vien­nent aus­si des ate­liers Bes­sac.

En 1970 : mo­di­fi­ca­tion du chœur et du mo­bi­lier par un prê­tre ou­vrier de Cham­bé­ry, dé­mem­bre­ment du re­ta­ble néo­clas­si­que, ins­tal­la­tion d’un au­tel avan­cé en gra­nit.

En 1991 les par­ties in­fé­rieu­res du chœur sont re­pein­tes

Le 11 sep­tem­bre 1998 voit l’ins­crip­tion de cer­tains ob­jets au ti­tre des Mo­nu­ments his­to­ri­ques.

En 2009 res­tau­ra­tion des ex­té­rieurs avec réa­li­sa­tion des en­duits à la chaux et du dé­cor peint de la fa­çade.

( sour­ces  ar­chi­ves com­mu­na­les et PERS­PEC­TIVE PA­TRI­MOINE – 7, im­passe des Char­treux 69 001 LYON )

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